Depuis plusieurs années, une minorité d’habitants du Royans tente de se mobiliser contre le rallye de la Drôme Paul Friedman. L’an dernier une pétition contre le rallye avait à peine recueillie une centaine de signatures en plusieurs mois alors qu’en quelques jours, une autre pétition en soutien du rallye avait largement dépassé le millier de signataire. Déçu du peu d’impact, ce mouvement prétendument écologiste avait, pendant le rallye, dégradé de nombreux espaces publics et privés en les recouvrant de tags anti-rallye. Est cela de l’écologie ?

Aujourd’hui, après des mois d’arrêt des activités festives et sportives, à quelques semaines du départ 2021, une association anti-rallye annonce un festival dont l’objet est de mobiliser « contre » le rallye. Il est toujours dommage que ce genre d’approche dite « écologiste » se positionne toujours « contre » et ne se place jamais dans la construction.

De quoi parle-t-on réellement ? De 150 à 180 véhicules qui vont parcourir quelques centaines de kilomètres pendant 2 jours ; soit environ, en comptant large, au maximum 50 tonnes de CO2 émises :

1 voiture de course : 400g de CO2 au km / 300 km de course / 200 voitures

Résultat : 24 tonnes de CO2. Avec 50 tonnes, la marge de calcul est donc confortable. Pour mémoire, le Tour de France … en vélo émet environ 350 000 tonnes de CO2 !

Si jamais étaient opposés à ce calcul des arguments relatifs aux spectateurs, alors il faudrait vite interdire à tout touriste de se rendre dans le Vercors et supprimer toute activité de déplacement en voiture ou moto dans nos régions, c’est-à-dire tuer la région. On se rend donc compte ici qu’il n’est pas question d’écologie, mais d’une forme de dictature de la pensée. Ne va-t-on pas trop loin ? N’est-on pas en train de détruire même la notion d’écologie que tout le monde dans le Vercors respecte ? L’écologie politique, elle, ne pense qu’à interdire, à imposer son mode de vie aux autres en s’appuyant s’il le faut, et comme ici, sur de fausses vérités.

L’écologie est avant tout humaine. Elle s’inscrit dans une vraie logique de développement durable des territoires dans une approche sociale, économique et bien sûr environnementale. L’équilibre y est important !

Après des mois de fermeture, de perte d’activité sociale et économique, que penser du Rallye ? Il est avant tout une fête populaire majeure dans notre région. Il apporte son lot de plaisir, de bonheur et de joie par son spectacle mais aussi par le lien social fort qu’il crée entre les gens. Il contribue enfin significativement à l’activité économique de notre région. Quand on parle de local, il faut bien penser que le rallye est totalement un produit local, voire même faisant partie du patrimoine sportif et historique de notre région !

Alors oui, si son impact environnemental était destructeur, il faudrait envisager d’autres solutions… Mais ce n’est pas le cas ! Et si on met en balance cet impact faible avec les bénéfices sociaux et économiques pour notre territoire, alors il ne faut pas hésiter à le dire : le rallye est une activité essentielle au Royans.

Il faut bien sûr respecter les points de vue des opposants et les entendre, mais discutons sur des bases solides. On peut ne pas aimer le sport automobile comme on peut ne pas aimer un festival. Mais les deux peuvent et doivent cohabiter. La dictature de la pensée n’a pas sa place dans une terre de liberté qui a su payer le prix fort pour cette liberté.

Arrêtons les fausses idées. Retrouvons-nous après des mois de confinement dans cette grande fête populaire qu’est le Rallye de la Drôme et arrêtons les mensonges et la volonté de tout interdire…

Que diraient les tenants du « Il est interdit d’interdire » de 1968…